Rave party : un cordon sanitaire a encadré les raveurs

 

En bref...) -LE MONDE souligne «qu'au Teknival, un cordon sanitaire a encadré les raveurs».
Trois jeunes filles qui pour «profiter à fond» ont acheté sur place du «speed» à 10 euros le gramme, et qui «comme elles ne sont pas très sûre

 

En bref...) -LE MONDE souligne «qu'au Teknival, un cordon sanitaire a encadré les raveurs».
Trois jeunes filles qui pour «profiter à fond» ont acheté sur place du «speed» à 10 euros le gramme, et qui «comme elles ne sont pas très sûres du vendeur ni du produit patientent devant la caravane «testing» de MDM». Le journal affirme que «l'organisation humanitaire «a choisi de braver la loi au nom de la «réduction des risques», contestant l'interdiction du testing (…) par un décret d'avril 2005».


Suit un développement sur la méthode utilisée qui consiste à effectuer un prélèvement sur un échantillon apporté par un jeune homme qui estime n'avoir pas eu «de vrai trip», et à verser un réactif qui permet au bénévole de confirmer que la poudre n'est pas «bonne», puis de «tenter d'amorcer un dialogue sur sa consommation de drogue». Marie Debrus, pharmacienne de MDM explique «le testing (…) permet juste de vérifier si le produit est bien celui que le jeune pense avoir acheté mais ne dit rien sur la présence d'autres substances ni sur le dosage. En revanche il nous permet d'entrer en contact avec les usagers». Pour Valère Rogissart, responsable de la mission rave, «c'est une clinique du lien». Une jeune fille déclare pour sa part «c'est super ce testing, ça permet aux novices de ne pas se faire avoir avec n'importe quoi».



Affirmant que l'on est au «royaume des excès», car en pleine campagne «des milliers de teufers (…) dansent, boivent et se droguent à plus ou moins forte dose », le quotidien observe que MDM a installé des tentes de «réassurance» pour prendre en charge les «bad trips» et un stand d'accueil où l'on distribue des dépliants d'information sur les méfaits des drogues, des boules Quiès, des seringues et des préservatifs. Pour un coordonnateur de MDM «le problème c'est la polyconsommation, avec tous les risques que cela entraîne» et au poste médical avancé un médecin commandant «se désespère de voir certains jeunes victimes de «polyintoxications sévères» après avoir enchaîné un «shoot», des amphétamines, trois buvards de LSD, derrière une bonne dose d'alcool». Selon lui la banalisation du cannabis pousse les jeunes vers d'autres produits, ils cherchent un effet «boost» immédiat avec le risque de mettre le doigt dans «l'engrenage», et il estime que le testing de MDM n'est qu'un «palliatif». D'après le journal «sommé par la préfecture de se conformer à la loi MDM a arrêté le testing samedi après midi».



Gros plan de METRO sur la «Mission prévention en pleine rave » dont l'action sollicitée par les organisateurs est néanmoins attaquée à cause de ses pratiques, dont le testing». Un reportage sur l'équipe de MDM dont l'objectif est la prévention et surtout la réduction des risques liée à la prise de produits stupéfiants. Le journal qui note que les profils des membres de l'équipe sont «éclectiques et parfois atypiques», indique que "chacun à son niveau apporte son expérience", ainsi la pharmacienne qui a une «connaissance théorique des produits, mais aucune de la pratique» et qui précise «c'est pour ça qu'il est important que des personnes qui connaissent les effets des drogues soient auprès de nous» sachant que «parfois un ancien consommateur va choisir les bons mots pour apaiser un teufer sous LSD qui fait un mauvais trip».



Notant que la mission rave a développé «une véritable expertise du milieu de la fête, des drogues en circulation et des habitudes de consommation», le quotidien évoque, le testing qui «ne permet pas d'identifier les produits contenus mais d'avoir des présomptions quant à la qualité de l'échantillon». Cela a par exemple permis de détecter que les dealers faisaient passer des antipaludéens pour de l'ecstasy ce qui provoquait des vomissements mais pas d'effet psychoactif. Le journal qui rappelle que le testing est interdit depuis 2005, souligne que la Mission «a décidé de braver cet interdit» afin «de remettre sur la table le débat». Marie Debrus , la pharmacienne, estime «nous sommes une association militante, c'est notre rôle d'aller parfois contre la loi».



MILTD , PAris




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