Mais ou sont passé les raves d'antan?

 

Les free parties, rassemblements underground autour
des musiques électroniques apparus dans les années

 

Les free parties, rassemblements underground autour
des musiques électroniques apparus dans les années 1990, ont connu leur
apogée il y a dix ans. Un documentaire retrace l'histoire de ces “fêtes
libres” et illégales aujourd'hui disparues, leur esprit de liberté mais
aussi leurs excès.

Souvenez-vous, en août 2001, Télérama
consacrait sa une au phénomène des free parties et des teknivals (« J'ai
fait une rave », Télérama
n° 2690). Un comble pour ces fêtes techno clandestines qui, à leur
naissan­ce au début des années 1990, prônaient la discrétion... avant
d'attirer malgré elles les foules – jusqu'à 25 000 personnes – et les
caméras de télévision. Neuf ans plus tard, les teufeurs ont la gueule
de bois. Pour la premiè­re fois, les traditionnels teknivals du 1er mai
et du 15 août n'ont pas eu lieu. Question de mode, et de législation :
en l'absence d'autorisation préfectorale, la police a le droit de
confisquer platines et enceintes – et ne s'en prive pas.

Même si
de rares teufs underground ont encore lieu, essentiellement
en Bretagne, les free parties appartiennent à l'histoire... qu'il était
temps d'écrire : les activistes de l'Heretik Sound System (un collectif
électro parisien) ont autofinancé un documentaire exemplaire, We had a
dream,
qui retrace leur épopée, depuis les premières raves sans autorisation
jusqu'à leur apothéose légale de 2008, à l'Olympia. A bonne distance,
le réalisateur Damien Raclot-Dauliac ne fait l'impasse ni sur la drogue
ni sur les morts : « Tout ne me plaisait pas dans les free
parties. Mais pendant un peu plus de dix ans, la jeunesse s'est créé un
espace de liberté dans une société qui en laisse de moins en moins. » Le
film, qu'aucune chaîne de télé n'a eu le courage de programmer, est
uniquement disponiblesur internet contre-culture oblige.




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