Les raves, c'est re-party !

 

« Vous tournez à gauche après le pont, vous suivez la route et à200 mètres à droite, au niveau d'une boîte aux lettre s, vous prenez le petit chemin ». L'annonce provient d'une infoline échangée entre les fêtards du soir et collectée su

 

« Vous tournez à gauche après le pont, vous suivez la route et à200 mètres à droite, au niveau d'une boîte aux lettre s, vous prenez le petit chemin ». L'annonce provient d'une infoline échangée entre les fêtards du soir et collectée sur un répondeur téléphonique. Préambule d'une soirée ouverte dès 20 heures, entre mer et garrigue à quelques encablures de Montpellier. Les voitures arrivent au compte-gouttes sur un parking de circonstance. Un chemin de terre s'enfonce entre la végétation. L'entrée de cette partie de manade à ciel ouvert est surveillée par un videur. Son sourire en dit long : « Bienvenue dans un autre univers. » Il faut s'acquitter d'un prix d'entrée, ce sera seulement 5 € parce qu'il est tard. À l'intérieur, 300 à 400 personnes sont déjà sur ce terrain loué pour l'occasion.

« C'est une ambiance très particulière », se réjouit un trentenaire, habitué des rave-parties. « Ici, on ne se regarde pas comme en boîte. Il n'y en a que pour le son. » Le jeune homme se retourne. Face à lui, une scène modeste. Deux DJ's se relaient. Le son ne s'arrête jamais. Au-dessus des danseurs, une structure légère, bâtie de scotch, ressemble à une gigantesque toile d'araignée. « C'est comme si on était prisonnier du son. »

teuf teknival

Progressivement, les corps se lâchent, se rapprochent et s'épousent dans la musique. « C'est un truc de malade » s'extasie Mickaël, la vingtaine. Ça fait deux heures que je danse et l'ambiance est vraiment unique. » Le jeune rejoint le bar, petite terrasse de bois. C'est l'affluence. Chacun joue des coudes pour approcher le zinc. Les prix sont des plus attractifs. « On n'est pas en paillote, s'amuse Youssef, 25 ans. Ic i, le rhum-orange est à 2 €. De toute façon, on n'est pas là pour se saouler, mais bien pour apprécier la musique et passer un bon moment. » Parce qu'ici, les codes propres aux discothèques n'ont pas droit de cité. Mieux, ils n'existent quasiment pas. Pas de dress code particulier, pas de stratégie pour draguer. Ici, on danse et, portés par le son, on se rapproche. Sans plus de précaution, mais avec un respect affirmé : être dans une rave-party, c'est une façon d'accéder à une communauté de fêtards. « Le public est un peu plus vieux que dans les boîtes pour jeunes. La moyenne ici, c'est 25-35. Mes premières soirées ? C'était y'a bien 15 ans !Et ici on retrouve vraiment l'esprit des teufs à l'ancienne c'est pour ça que je viens » décrypte le trentenaire rencontré à l'entrée de la rave-party.

Même constat chez cette "ancienne", presque 40 ans, venue pour danser une partie de la nuit et qui va rentrer chez elle manger et dormir. « J'ai les infos par Facebook, et depuis juin, je peux vous dire que chaque week-end, on trouve une fête ou deux sans problème dans le coin. L'ambiance est bonne, la musique aussi, on est en plein air et on ne se fait pas emm... » Que demander de plus ? Le soleil a fait son apparition, certains irréductibles prolongent la fête alors que d'autres raveurs, rassasiés et contents, rejoignent leurs pénates des images plein la tête.

http://www.midilibre.com/articles/2010/08/13/MONTPELLIER-Les-raves-c-39-est-re-party-1343835.php5

 

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