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A Rennes, le collectif Heretik fait revivre les années rebelles de la techno  

A Rennes, le collectif Heretik fait revivre les années rebelles de la techno

-2011-02-09

Rennes Envoyée spéciale - Ils ont lâché le camion pour le train, en première classe (avec force bières...), les entrepôts squattés pour un hall de parc-expo tout ce qu'il y a de plus légal, mais, au fond, rien n'a vraiment changé au pays des Heretik. Samedi 5 février, à Rennes, la plus bruyante des bandes de potes des années 1990, le sound system emblématique des années rebelles de la techno était de nouveau en action après trois ans de pause, invité vedette de la soirée "Back to the Rave". Leur seul nom a réuni 8 000 personnes. "En France, sur la scène techno, à part David Guetta dans un autre genre, ils sont les seuls capables de faire ça", assure Gael Huet, l'organisateur.

Heretik. Avec un k, pour marquer le coup. "Celui qui ne souscrit pas à la doctrine établie", rappelle Léo, l'un des fondateurs du collectif. De 1995 à 2001, ils ont organisé quelques-unes des plus grandes fêtes clandestines que l'Ile-de-France ait connues. Des free parties - fêtes libres - qui ont fait tourner en bourrique la préfecture et les renseignements généraux (RG) comme le rappelle We Had a Dream, documentaire réalisé par Damien Raclot-Dauliac, un proche du collectif, qui raconte sans tabou leur histoire. Une histoire folle, tragique, intimement liée à l'évolution du mouvement free party dans la France des années 1990 et 2000. Artistiquement, c'est aussi l'une des plus abouties, qui a fait émerger Popof, l'un des dix artistes les plus recherché de la techno, aujourd'hui remixeur de Depeche Mode ou des Chemical Brothers.

Ce soir, Noémie, Elisa, Milena, 16 ans et la permission de 5 heures, connaissent bien Popof, mais pas son histoire ; Gurvan, 31 ans dont quinze de free party, oui. Il est venu de Normandie pour voir les Heretik négocier un nouveau virage - celui de l'âge adulte - sans renoncer à leurs idéaux : ceux de la contre-culture, de la fête libre, d'une vie marginale. "Parce que sinon on est esclave", dit KRS, l'un des fondateurs.

Ils ont été fort ces idéaux, radicaux. Inspirés par les Spiral Tribe, les routards techno chassés de Grande-Bretagne, en 1993, par la Criminal Justice Bill, une loi datant de Margaret Thatcher, s'exilèrent sur le continent. Les Heretik les ont appliqués tout en restant "le plus sédentaires des sound system, plaisante Beuns, musicien. On a jamais cru à l'utopie travellers.On était conscients que c'était une vie très dure." Bosseurs la semaine, teufeurs le week-end. "On cherchait les entrepôts abandonnés, on posait le son." Les finances ? Des donations, quelques arnaques, jamais de trafic de drogue, mais une consommation excessive pour certains. Au point que l'un d'eux se suicide en 1999, année où ils perdent six autres amis, intoxiqués au monoxyde de carbone dans la maison qu'ils partageaient.

Le drame les a soudés. Leurs fêtes n'en seront que plus exigeantes, en souvenir de leurs amis. Heretik jusqu'au sein du mouvement free, ils en dénoncent alors les dérives, le gigantisme, la transformation des teknivals en supermarchés de la drogue, le manque d'intérêt musical. "C'était toujours plus dur, plus fort", regrette Beuns. En 2001, ils quittent la clandestinité sur un coup d'éclat qui les rendra légendaires. Une soirée dans la piscine désaffectée de Molitor dans le 16e arrondissement de Paris le 14 avril. Vingt-quatre heures de fête non-stop à ciel ouvert, avec des acrobates, des cracheurs de feu. Leur plus bel "attentat sonore", préparé pendant des semaines. "Comme on était surveillés, on se donnait de faux rendez-vous pour brouiller les pistes, raconte Beuns. Les RG n'ont pu que constater et laisser faire. Ils ne pouvaient pas nous virer, c'était trop risqué."

Molitor a mis fin à six ans d'un jeu de chat et de souris, auquel la police a souvent perdu, reconnaît Jacques Prigent, officier des RG, dans le documentaire. Chargé de surveiller ces "fanatiques de la techno", comme les appelle son rapport de l'époque, il porte aujourd'hui sur eux un regard bienveillant, presque admiratif devant tant de volonté, de professionnalisme et d'effort déployés pour assouvir une passion. Elle les mènera jusqu'au Zénith et à l'Olympia en 2003 au début de leur vie "officielle".

Au Parc-expo de Rennes, les cracheurs de feu de Molitor sont revenus. Popof, Ben, KRS, Noisebuilder, Nout et les autres réunis. Cinquante minutes chacun, vedette ou pas. Léo aussi était là, malgré sa maladie qui l'a un temps éloigné. Une schizophrénie révélée par un mauvais acide. Il ne regrette rien, toujours révolté contre cette "bien-pensance à mal agir" qui anime nos sociétés capitalistes. "On leur demande souvent si le constat n'est pas amer, explique Damien Raclot. Non, il ne l'est pas. Ils ne voulaient pas de stars, pas d'argent, jamais rentrer dans le rang. C'est réussi non ?"

Paru le 07/02/2011

Source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/02/07/a-rennes-le-collectif-heretik-fait-revivre-les-annees-rebelles-de-la-techno_1476301_3246.html



 
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easydort d'annecy Après un suivis des ambiances hard tech qui débuta fin des années quatre vingt dix, free party dans les montagnes ou autre moulin et fermes, la principale raison de vie des soirées undergroud à laquel je me suis raccroché reste la composition entre le mélange des genres et donc des idéaux désirants se détacher de la réalité de la société conventionnelle occidentale. (Les "Ravers" à l'Origine des "Teuffeurs") Beaucoup désignent le mouvement comme anarchique et y mélangent la marginalisation d'une ethnie d'hérétiques avec "hystériques incontrôlables", avec des termes tels que "semeurs de droges dangeureuse", "semeurs de mort", d'idéologique utopistes décerébrés mortellement liées à une dérive d'éducation dû à un déclin non contrôlé de la société moderne actuelle. Bouffons!! C'est la leur de société!! C'est leur création!! Sociologues abrutis!! Quelle bande de dingues! On se demande si la liberté de l'être et de ses choix existe dans leurs livres. Ils passer la philosophie pour une catin et l'humanisme pour une chimère de conte de fées infantile. Ils ont laissé le corp et le ressenti de l'esprit au fond du vide poches de leur berline "delux" tout ça pour une heure de gloire dans toute leur existance dans la boite de la célébrité. A ces amateur de verbillage d'estimer et d'évaluer les connaissances des teuffeurs utilisant des techniques d'organisations en management de groupes, certes idéalistes mais régisseurs en logistique tant sur logiciels informatiques modernes maîtrisés que dans techniques de communications et de relationnel. Les free party sont des entreprises à gérer, comme on gère un restaurant où l'on y organise des repas, des buffets, des "oppen bar", des soirées... Nos "Trybes", nos tributs indigènes modernes, vivent tout de même avec les technique de la société occidentale, se déférentients tout de même en nous raccrochant à des valeur plus simple, sans oublier ce que nous sommes sans renier: des instinctifs, des danseurs, des animaux libres d'user de notre vie comme il nous l'entend. Notre liberté est sauvage et fait peur comme un prédateur en libertée sur son terrain de chasse. L'impression d'animausité que d'autres perçoivent, c'est le reflet de leur propre image de la liberté, c'est la peur d'avouer ce qu'ils sont, aller vers le passé, qui est un signe de perte d'identité et donc d'insécurité. L'indentité sociétale litéraire moderne d'aujourd'hui chez eux est de ressembler à l'ensemble non pas se démarquer des autres et de s'épanouir en tant qu'être individuel qui apporte forcément aux autres de part son exemple. Ils se cachent de nous ou nous voilent à leurs yeux au lieu de nous accepter tels qu'ils sont. L'illusion de la sécurité qui est d'avoir des objets et non des relations pour construir la vie, leur indentité. Et pourtant tout à une fin ... Je terminerai simplement par: Une Trybe est moderne et est intégrée au système. Pour preuve c'est qu'on arrive à nos faims. C'est ce système que l'on a pour modèle. Nous sommes, de part notre liberté d'instincts, son origine tribale, de part son évolution, sa progéniture cérébré évoluant. Hardcore!! J'usqu à la mort!! Easydort Versemal
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